Bienvenue au Jardin du Clos !



lundi 29 mars 2010

Un nouveau massif pour les roses

Photographie et jardinage:

Parce que dans la vie, il faut un peu de fantaisie, voire même un brin de folie, je me suis fixé comme objectif de réaliser 1000 photos de roses (voir ici). Et comment atteindre mon but sans pour autant faire des dizaines de kilomètres ? En plantant de nouveaux rosiers dans le jardin…(Pure mauvaise foi : je n’aurai jamais la place de planter 1000 rosiers…) Mais c’est un bon prétexte pour en ajouter quelques uns, et comme samedi nous étions sous le déluge, qu’il n’était pas possible de travailler au jardin, nous avons fait la tournée des jardineries. De toutes les jardineries à des kilomètres à la ronde ! Et voici ce que nous avons trouvé :

Madame Figaro : un rosier très florifère et vigoureux, parfumé, à la couleur rose dragée,

Rosier Lugdunum : rosier buisson à grandes fleurs, très parfumé, rose buvard,

Rosier Comtesse de Ségur : rosier au port souple, très florifère et résistant avec des fleurs aux cent pétales, rose soutenu,

Rosier Muriel Robin : rosier buisson à grandes fleurs mauve parme ourlé de rose clair, très parfumé et très remontant,

Rosier Astronomia : fleurs roses à 5 pétales avec des étamines dorées,

Rosier Grand Siècle : rosier à croissance rapide, parfumé, de couleur rose tendre,

Tous sont remontants, parfumés, et très résistants aux maladies, alors, comment résister ?

Bien sûr, chez nous les rosiers sont toujours accompagnés de vivaces...



samedi 27 mars 2010

Les giboulées de printemps

Pluies de printemps :

Enfin la pluie : on l’attendait, elle est venue. Entre deux averses, dans un rayon de soleil, tout semble propre et frais. Sous le gris-violet des nuages menaçants, les verts tendres du printemps prennent un éclat remarquable et les jaunes semblent plus éclatants. Bien sûr, les travaux de jardinage seront retardés par les giboulées, le massif ne sera sans doute pas planté demain… Tant pis ! Carpe diem…






dimanche 21 mars 2010

Le printemps est enfin là

S’il pleut le jour de la saint Benoît, il pleut trente-sept jours ou trois.

Même si nous n’en demandons pas tant, la pluie serait la bienvenue chez nous…

Le printemps est enfin là...

Quel plaisir de voir ces bourgeons, ces minuscules feuilles, cette vie qui reprend sous nos yeux, alors qu’il y a peu nous étions sous la neige !

Je finis même par trouver un certain charme au forsythia que mon mari avait voulu planter parce qu’il est le premier arbuste en fleurs chez nous, et qu’il marque ainsi l’arrivée du printemps : les premières fleurs se sont ouvertes ce matin.

Chaque matin apporte de nouvelles surprises : là, on voit renaître ces petites plantes, disparues pendant la mauvaise saison, que l’on craignait perdues à cause de cet hiver froid et interminable, plus loin, un bouquet de narcisses, planté il y a longtemps et dont on croyait les bulbes épuisés… des bourgeons partout, et les étamines, qui en se libérant des chatons argentés viennent illuminer les saules! Oui, le printemps est bien là ! Et l’on s’émerveille jour après jour…

Jamais je ne pourrai apprécier ces jardins de persistants bien encadrés par des thuyas, que l’on voit si souvent. J’ai l’impression que ce sont des jardins morts. Et je plains leurs propriétaires qui se privent du bonheur de voir chaque année renaître la nature…











mardi 16 mars 2010

Achillea millefolium "Golden Plate"

Une introduction calamiteuse : l'achillée jaune

Au jardin du Clos, nous n’aimons pas les fleurs jaunes. Les seules couleurs autorisées sont le bleu, le mauve, le blanc et le rose. Mais un jour, poussés par je ne sais quels démons, nous avons voulu tester, juste pour voir, l’effet d’une petite touche de jaune. Notre choix s’est porté sur Achillea millefolium « Golden Plate »…

Prudemment, nous n’avons pris qu’un seul godet, une toute petite touffe de cette achillea millefolium qui nous paraissait bien inoffensive, juste assez pour mesurer l’effet de cette couleur parmi les autres, se disant que si le mariage n’était pas des plus heureux, il serait facile de l’arracher… Un vrai désastre ! C’est une peste, une colonisatrice, un véritable Attila ! Elle pousse partout, pas un endroit épargné ! La minuscule touffe d’origine s’est multipliée au delà de tout ce que l’on peut imaginer, de quoi alimenter tous les marchés locaux ! Impossible de se débarrasser de ce fléau, elle repousse toujours avec plus d’ardeur, saute les clôtures (j’espère que les voisins aiment le jaune…), colonise tous les massifs ! … Démoniaque…








samedi 13 mars 2010

Sedum

Sedum spectabilis :

Encore une vivace particulièrement accommodante, pour les jardins sans soucis ! Chez nous, le sedum pousse au pied d’un talus sec et ingrat, et malgré tout, il prospère d’année en année !

Le début de floraison est fin août, mais les fleurs se forment bien avant, passant par tous les tons de vert avant de virer au rose de plus en plus foncé.

Le sedum forme une touffe d’environ 0.50 à 0.60 m de hauteur et de largeur, et ne demande pas d’entretient ! Après les premières gelées, nous taillons au ras du sol, et c’est tout ! Le sedum aime le soleil et supporte très bien la sécheresse, ce qui est un atout lors des restrictions d’arrosage, fréquentes ces dernières années…















vendredi 12 mars 2010

Nepeta x faassenii

Le nepeta  :

Le nepeta est une plante vivace qui forme des coussins de fleurs d’un bleu qui rappelle celui de la lavande. C’est une plante facile, qui pousse vite, s’étale sans devenir envahissante, se divise facilement et supporte bien la sécheresse estivale. La floraison, qui dure du début du printemps jusqu’aux gelées, attire les insectes butineurs. Si en fin d’été les nepetas faiblissent un peu , il suffit de les tailler pour les voir repartir de plus belle !

Chez nous, les nepetas poussent un peu partout : ils accompagnent les rosiers, adoucissent le tracé rectiligne d’une allée, se prélassent au pied du talus, font quelques intrusions bienvenues dans les gravillons…Ils s’adaptent à toutes les conditions et prospèrent même dans les zones les plus ingrates du jardin ! Le nepeta est vraiment la vivace la plus facile qui soit !






jeudi 11 mars 2010

Euphorbia amygdaloide purpurea :

Achats de printemps : euphorbes et rosiers.

L’Euphorbia amygdaloide purpurea est une vivace à feuillage persistant. Pourpre au printemps, elle devient verte pendant l’été, avec des fleurs d’un vert-jaune acide. C’est une plante robuste qui supporte la sécheresse estivale et peut pousser sous des arbres. Il faut compter 4 plants pour un mètre carré, et éviter de les déplacer, car les racines sont fragiles.( Hauteur 0,60 m.)

Les euphorbes sont des plantes originales, faciles à cultiver et leur croissance rapide permet de couvrir rapidement un massif, ce qui est un réel avantage pour les impatients que nous sommes! Parmi les multiples variétés, on trouve toujours celle qui est adaptée à son jardin.

La sève des euphorbes étant irritante, il faut toujours les manipuler avec des gants !

Ces euphorbes seront associées aux nouveaux rosiers, « Cardinal de Richelieu » et « Cuisse de Nymphe Emue ».

mardi 9 mars 2010

Rêves de printemps :

Un jardin à rêver, pour oublier la neige et le froid :

« … Nous cherchons le sentier du pâtre et du poète;
Dans les bois, la clairière inconnue et muette
Où le silence éteint les bruits lointains et sourds … » Victor Hugo.

Nous rêvons de nouveaux massifs, de nouveaux rosiers, de nouvelles plantes, de sentiers au milieu des roses, de chambres de verdure aux feuillages variés où écouter la naissance de l’aube en été : le premier chant d’oiseau, le premier bourdonnement d’insecte, où assister à la naissance des couleurs…. J’aime la quiétude des aurores, la solitude des petits matins dans le jardin quand tout dort autour de moi, cette heure magique où la vie repend doucement et qui n’appartient qu’à moi…








samedi 6 mars 2010

Salix repens "lona"

Plantations de printemps :


Une association printanière toute simple de l’an dernier et que j’aime beaucoup : un Salix repens « lona » et quelques violas











vendredi 5 mars 2010

Comment bouleverser tout un jardin avec (à cause de ) trois rosiers

Le Cardinal de Richelieu et la Cuisse de Nymphe Emue :

Trois petits rosiers, bien alignés dans leurs pots d’origine sur la terrasse, à l’abri du froid revenu ce matin, menacent de bouleverser le jardin ! Il faut leur trouver une place ! L’endroit idéal qui saura mettre en valeur les couleurs des fleurs et du feuillage. Je suis particulièrement sensible à l’harmonie des couleurs ; pour moi, un jardin est comme un tableau : il faut déterminer la palette de couleurs et s’y tenir. Le Jardin du Clos est un sauvageon, mais un sauvageon qui connaît bien les couleurs et leurs harmonies ! Johannes Itten est passé par là !
Je vais devoir ferrailler dur avec mon jardinier préféré, pour l’encourager à retrousser ses manches, retourner la terre, cette terre ingrate et rocheuse par endroit, créer de nouveaux espaces où abriter mes rêves, car je ne vois d’autre solution que bouleverser le plan du jardin pour loger mes nouveaux venus, auxquels viendront très probablement s’ajouter d’autres coups de cœur… Je suis « tombée » dans un catalogue de roses ce matin…et je rêve… je rêve de « Florence Delattre », de la « Rose Bordeaux » celle qui est « une ode à la féminité et à la sensualité… » avec  « ...des roses aux pétales chiffonnés, froufroutants comme des jupons… » et un « langoureux parfum » ( les amoureux des roses sont des poètes…) Et de bien d’autres encore !

Tout cela sans changer l’esprit du jardin : je n’aime rien tant que le foisonnement, la générosité des jardins romantiques…











mercredi 3 mars 2010

Tentations de printemps

Visite en jardinerie:

Les grands travaux de printemps ne sont pas terminés ! Il me faut encore lutter contre la nature devenue bien envahissante chez nous, et surtout, surtout contre le jardiner en chef, celui sans qui rien n’est possible dans ce jardin (il est le spécialiste ès plantations), et avec lequel il faut composer, mais qui est l’ennemi juré de toute forme de taille ! Ceci donne lieu à d’interminables palabres sur le bien fondé de raccourcir telle ou telle branche. Et pourtant ! La nature part à l’assaut de la maison, les rosiers grimpants, pour n’avoir été que fort légèrement taillés jusque là, menacent de nous crever les yeux, se faufilent sous les tuiles, et entortillés dans les chéneaux, compromettent leur solidité ! La haie, notre si jolie haie variée, déborde de toute part ! L’heure des nouvelles plantations n’a donc pas encore sonnée : il est indispensable d’en finir avec la taille et le nettoyage !

Mais voilà ! Une petite visite dans une jardinerie, dans l’unique but d’acheter le paillage qui permettra de limiter l’évaporation –les étés sont souvent chauds et secs par ici- et foin des bonnes résolutions ! Impossible de résister à quelques rosiers….Deux « Cardinal de Richelieu », et un « Cuisse de Nymphe émue ». Ce fameux « Cardinal », je le voulais depuis si longtemps… et ce que femme veut…




mardi 2 mars 2010

La Taille de mars

Taille tôt, taille tard, mais taille en mars :


Le Jardin du Clos menaçant de se transformer en une jungle impénétrable, les grands travaux de taille ont commencé ! Il faut contenir un peu –beaucoup- les conquérants, rendre à chacun la place qui lui est dévolue, et bouter les envahisseurs hors des lieux : de nombreux rejets ont pris leurs aises là où ils n’avaient rien à faire ! C’est ainsi que nous avons une vraie pépinière éparpillée dans le jardin : des houx, des lauriers en veux-tu en voilà, des cèdres, des loniceras …de quoi planter un deuxième jardin !

Cette année, les rosiers n’ont pas eu leur taille « de Noël » : il faisait trop froid ! C’est la première fois, je crois, qu’ils seront taillés si tard. Nous verrons si le dicton « taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars » est exact !

Et ensuite, après l’effort, le réconfort : songer sérieusement aux nouvelles plantations, surtout des vivaces cette année, et sans doute un ou deux rosiers, pourquoi pas…